Tester des exosquelettes en entreprise
Tester des exosquelettes en entreprise : voici comment procéder
Avant toute introduction opérationnelle, un exosquelette doit être testé dans des conditions réalistes. Il ne s'agit pas seulement de déterminer si le système est agréable à porter. Un test systématique doit démontrer si l'exosquelette est adapté à l'activité, aux employés et à l'environnement de travail, et s'il offre le soutien prévu sans engendrer de nouveaux problèmes.
À cette fin, il est nécessaire de mettre en place un protocole de test planifié avec des objectifs définis, des personnes test appropriées et des résultats documentés. Une courte démonstration ou un essai unique ne suffisent généralement pas à prendre une décision opérationnelle fiable.
La publication DGUV Information 208-062 « L'homme et le poste de travail – Sélection et utilisation d'exosquelettes » décrit un processus structuré composé de phases de préparation, d'essai et d'évaluation. Ce processus est complété par des listes de contrôle relatives à l'activité, à l'environnement de travail et à la culture d'entreprise, ainsi que par des méthodes d'évaluation et des questionnaires.
Pourquoi un court test de produit ne suffit pas
Lors de la première mise en place, il est possible d'évaluer approximativement l'ajustement, le poids et la manipulation. Cependant, de nombreuses caractéristiques décisives ne se révèlent qu'au cours du travail réel.
Un exosquelette peut par exemple soutenir une activité principale, tout en gênant la marche, la position assise, la montée d'escaliers, la conduite d'un chariot de manutention ou le ramassage d'objets. De même, les points de pression, l'accumulation de chaleur, les mouvements limités ou le besoin de réglages supplémentaires ne deviennent peut-être visibles qu'après une utilisation prolongée.
C'est pourquoi il est nécessaire, lors du choix, de prendre en compte non seulement l'activité principale à soutenir, mais aussi les activités secondaires pertinentes. La DGUV mentionne explicitement la compatibilité avec les outils et autres aides comme partie intégrante du choix du système.
Qu'est-ce qui doit être clarifié avant le test de l'exosquelette ?
Au départ, il ne s'agit pas de choisir un exosquelette, mais de décrire le poste de travail. L'équipe de test doit déterminer quelle contrainte doit être réduite et lors de quels mouvements elle survient.
Les questions de départ pertinentes sont les suivantes :
- Quelle région du corps est prioritairement sollicitée ?
- Quels mouvements ou postures surviennent ?
- Des charges sont-elles soulevées, maintenues, portées, tirées ou poussées ?
- Le travail s'effectue-t-il au-dessus de la hauteur des épaules ou de la tête ?
- Pendant combien de temps et à quelle fréquence la contrainte survient-elle ?
- Quels outils sont utilisés ?
- Existe-t-il déjà des possibilités d'amélioration techniques ou organisationnelles ?
Dans le domaine de la sécurité au travail, les exosquelettes doivent être classés comme des mesures individuelles. Selon la hiérarchie des mesures présentée, les solutions de substitution, techniques et organisationnelles doivent être examinées en priorité.
La question n'est donc pas seulement : « Quel exosquelette voulons-nous tester ? » Elle est d'abord : « Quel problème de contrainte opérationnelle voulons-nous étudier ? »

Prendre en compte les activités principales et secondaires
Un exosquelette doit soutenir le mouvement souhaité sans rendre les autres étapes de travail nécessaires inutilement difficiles. Pour cela, l'intégralité du processus de travail doit être appréhendée.
Outre l'activité principale elle-même, les situations suivantes peuvent par exemple être pertinentes :
- Marcher et monter des escaliers
- S'asseoir ou travailler à genoux
- Travailler dans des espaces confinés
- Changement d'outils
- Utilisation de machines ou de moyens de communication
- Conduite d'engins de manutention
- Déplacement entre les postes de travail
- Pauses et interruptions de travail
- Retrait rapide en situation de danger
Pour l'évaluation fonctionnelle, la DGUV mentionne entre autres la possibilité de mettre et retirer l'équipement de manière autonome, la maniabilité, la désactivation de l'assistance, la marche, les flexions des genoux, la position assise et les mouvements des bras.

Définir les objectifs et les critères de réussite
Avant de commencer, il doit être établi ce à quoi le test doit répondre. Dans le cas contraire, il existe un risque qu'après l'essai, de nombreuses impressions soient recueillies, mais qu'aucune décision claire ne soit possible.
Les objectifs de test possibles sont les suivants :
- La zone de soutien est-elle adaptée au mouvement contraignant ?
- Les personnes testées perçoivent-elles l'activité comme moins pénible ?
- La liberté de mouvement nécessaire est-elle préservée ?
- Le système est-il compatible avec les outils, les vêtements de travail et les équipements de protection ?
- Les personnes testées peuvent-elles le mettre, le régler et l'enlever de manière autonome ?
- Des points de pression, des irritations cutanées ou de nouvelles douleurs apparaissent-ils ?
- Le système est-il utilisé volontairement pendant la durée d'utilisation prévue ?
- La qualité du travail et la sécurité d'exécution sont-elles maintenues ?
Les domaines cibles concrets doivent être définis au préalable au niveau de l'entreprise.
La DGUV recommande, lors de l'évaluation, de définir quelles caractéristiques sont prises en compte, où se situent les domaines cibles pour le profil d'activité concerné et comment les systèmes sont évalués sur la base de ces caractéristiques.
Tester systématiquement des exosquelettes : sept étapes

Étape 1
Constituer l'équipe de test
Les essais ne devraient pas être pilotés uniquement par les achats ou la direction de la production. Il convient d'y associer en priorité les utilisateurs prévus ainsi que les services de l'entreprise chargés de la santé au travail et de l'ergonomie.
La caisse d'assurance accident professionnelle du bois et du métal (Berufsgenossenschaft Holz und Metall) mentionne, parmi les parties prenantes à inclure, le responsable de la sécurité au travail, le médecin du travail, le comité d'entreprise et d'autres experts.
Les rôles nécessaires dans une entreprise donnée dépendent de son organisation. Il est important de prendre en compte les perspectives techniques, ergonomiques, de médecine du travail et liées aux utilisateurs.

Étape 2
Sélectionner des activités appropriées
Tout poste de travail physiquement exigeant ne convient pas automatiquement à un exosquelette. L'activité doit correspondre au principe de soutien du système.
Un système de soutien dorsal ne doit pas être choisi uniquement parce que des charges sont déplacées à un poste de travail. L'élément décisif est de savoir si le mouvement du tronc ou la posture réelle relève effectivement de la zone de soutien du système. Il en va de même pour le soutien des épaules, des bras, des mains ou des jambes.
Le choix doit donc reposer sur une analyse de l'activité et sur l'identification des régions du corps principalement sollicitées.

Étape 3
Définir les exigences relatives à l'exosquelette
L'analyse des activités permet d'établir un profil d'exigences décrivant le soutien nécessaire et les conditions opérationnelles. Il peut inclure les points suivants :
- région du corps et mouvement à soutenir, soutien passif ou actif,
- plages de réglage requises, tailles des utilisateurs prévus,
- compatibilité avec les outils et les équipements de protection, mouvements devant rester possibles,
- conditions telles que la poussière, l'humidité ou l'utilisation en extérieur, exigences en matière de nettoyage et d'hygiène, rapidité de mise en place et de retrait.
La matrice de décision de la BG BAU subdivise la présélection notamment en sécurité, tâche professionnelle, confort et ajustement, maintenance et entretien, formation et instruction, ainsi que les coûts.

Étape 4
Former le personnel et adapter les systèmes
Avant le test, les personnes testées doivent être formées à une utilisation sûre et conforme, et le système doit être réglé individuellement. À cette occasion, les questions suivantes doivent au moins être clarifiées :
- Comment le système se met-il et s'enlève-t-il ?
- Comment l'adapter aux mesures corporelles ?
- Comment régler ou désactiver l'assistance ?
- Pour quelles activités est-il prévu ?
- Pour quelles situations n'est-il pas adapté ?
- Que faire en cas de points de pression, de douleurs ou de problèmes techniques ?
- Qui est la personne de contact durant la phase de test ?
La BG BAU mentionne expressément la formation des personnes testées et l'adaptation individuelle des modèles de test comme conditions préalables au test pratique.

Étape 5
Essai préliminaire sous conditions contrôlées
Avant toute utilisation dans le processus de travail complet, il est recommandé de procéder à un essai préliminaire limité. Cela permet aux personnes testées de se familiariser avec la manipulation et l'effet de soutien.
L'essai préliminaire doit inclure des mouvements typiques ainsi que des situations liées à la sécurité. Il s'agit par exemple de la mise en place et du retrait, de la marche, de la position assise, de la montée d'escaliers, de la flexion, de l'accès aux outils et du retrait rapide.
Dans son processus de sélection, la DGUV distingue les tests préliminaires des tests principaux et prévoit des essais sur le lieu de travail réel ou, si cela n'est pas possible sur le plan organisationnel, sur un poste de travail simulé ou dans un parcours de test réaliste.

Étape 6
Effectuer un test pratique en entreprise
Le test principal doit, si possible, se dérouler sur le poste de travail prévu et dans des conditions réelles. C'est le seul moyen de déterminer comment l'exosquelette interagit avec le flux de travail, les outils, les mouvements alternés, les conditions environnementales et la charge temporelle.
Les personnes testées doivent utiliser le système tout au long des situations d'utilisation définies. Les écarts et les interruptions sont également révélateurs. Lorsque l'exosquelette est retiré, il convient de documenter quand et pourquoi cela se produit.
La DGUV recommande une approche systématique et qualifie les phases de test et d'essai de moyen approprié pour évaluer les effets de soutien. Des méthodes objectives et subjectives doivent être combinées dans la mesure du possible afin d'obtenir une image globale plus complète.

Étape 7
Analyser les résultats et décider
Après le test, les résultats sont comparés aux objectifs définis au préalable. Outre les valeurs moyennes, des problèmes de sécurité graves, des plaintes ou des incompatibilités spécifiques peuvent s'avérer déterminants, malgré d'autres évaluations positives. Les décisions possibles sont les suivantes :
- Le système ne convient qu'à certaines tâches partielles.
- Les réglages, la formation ou les conditions de test doivent être adaptés.
- Un autre modèle devrait être testé.
- Un exosquelette n'est pas adapté à ce poste de travail.
- D'autres mesures techniques ou organisationnelles sont à privilégier.
Un résultat de test négatif ne signifie pas automatiquement que le projet a échoué. Il peut permettre d'éviter l'achat d'un système inadapté qui resterait inutilisé par la suite.
Combien de temps un exosquelette devrait-il être testé ?
Il n'est pas possible de définir sérieusement une durée de test universelle pour toutes les entreprises et toutes les activités. La durée nécessaire dépend, entre autres, de la fréquence de l'activité concernée, de la variabilité des processus de travail et du nombre d'utilisateurs prévus.
La matrice de décision de la BG BAU recommande, pour obtenir une impression réaliste, un test pratique accompagné sur une période suffisamment longue d'au moins deux semaines.
Cette durée minimale constitue une valeur indicative utile, mais ne constitue pas une preuve universelle de l'aptitude à long terme. Le test doit couvrir toutes les situations types pertinentes pour la prise de décision. Si certaines opérations de travail sont rares, si les conditions de travail par équipes varient ou si plusieurs groupes de personnes doivent utiliser le système, une phase de test plus longue ou complémentaire est judicieuse.
Ce qui est décisif n'est donc pas seulement le nombre de jours. Ce qui compte, c'est que le test reflète un échantillon représentatif du quotidien professionnel réel.
Quels résultats sont considérés comme probants ?
Il n'existe pas de valeur limite générale à partir de laquelle un exosquelette est considéré comme testé avec succès. Les critères de réussite doivent être dérivés des exigences opérationnelles avant le test. Un résultat global positif devrait prendre en compte plusieurs dimensions.
Sécurité et aptitude
L'exosquelette doit pouvoir être utilisé conformément à sa destination. Il ne doit pas entraver de manière inacceptable les mesures de protection nécessaires, les voies d'évacuation, les mesures de premiers secours ou les mouvements critiques pour la sécurité. Son utilisation doit en outre être prise en compte dans l'évaluation des risques.
Soutien perçu
Les personnes testées devaient percevoir l'assistance lors de l'activité cible définie de manière compréhensible. Cette évaluation devait se rapporter au mouvement ou à la région corporelle préalablement déterminé(e), et non à un sentiment général de « travail facilité ».
Facilité d'utilisation et liberté de mouvement
Les activités principales et secondaires prévues doivent rester réalisables. Celles-ci incluent, selon le profil de poste, par exemple la marche, se pencher, s'asseoir, monter des escaliers, saisir des objets, l'accès aux outils et les mouvements dans des espaces restreints.
Confort et ajustement
Le système doit pouvoir être adapté individuellement et ne doit entraîner aucune zone de pression inacceptable, irritation cutanée ou contrainte sur d'autres parties du corps. La DGUV mentionne explicitement les effets sur la peau, les tissus mous et les tissus organiques comme critère d'évaluation.
Acceptation et volonté d'utilisation
Il ne faut pas se limiter à demander aux personnes testées leur satisfaction générale. Des questions concrètes sont plus révélatrices :
- Utiliseriez-vous volontairement le système pour cette activité par la suite ?
- Dans quelles situations souhaiteriez-vous le retirer ?
- Quel réglage ou quelle caractéristique du produit devrait être amélioré(e) ?
- Considérez-vous le système comme une aide ou comme une contrainte supplémentaire ?
Les questionnaires avant l'introduction, après la première utilisation et après la phase de test font partie intégrante de la directive DGUV 208-062.
Qualité du travail et processus opérationnels
Le test doit également permettre de déterminer si la qualité du travail, la propension aux erreurs, l'exécution sécurisée ou le déroulement des tâches sont modifiés. Une augmentation des performances ne doit pas être formulée comme objectif de réussite principal. La directive DGUV Information 208-062 se prononce contre toute augmentation des performances par l'utilisation d'exosquelettes, dans un souci de sécurité et de santé.
Définissez au préalable des critères obligatoires et des critères d'évaluation. Les critères obligatoires liés à la sécurité ne peuvent pas être compensés par de bonnes notes dans d'autres catégories. Pour le confort, le soutien perçu et la facilité d'utilisation, une évaluation globale pondérée peut en revanche s'avérer pertinente.
Quelles méthodes de mesure sont appropriées ?
Pour les tests internes, les enquêtes standardisées, les observations structurées et les retours d'expérience documentés sont particulièrement pratiques. Les études scientifiques peuvent en outre utiliser des méthodes de mesure objectives de la contrainte physique.
La DGUV distingue les méthodes subjectives et objectives. Les méthodes subjectives, telles que les enquêtes, sont adaptées aux essais internes à l'entreprise. Les méthodes objectives de mesure de la contrainte physique sont utilisées de préférence dans le cadre d'études scientifiques sur le terrain et en laboratoire.
Dans l'idéal, les deux perspectives sont combinées.
Pour un test pratique en entreprise, il est possible de documenter, entre autres :
- l'évaluation avant la première utilisation,
- l'impression après la première utilisation,
- l'évaluation après la phase de test complète,
- la contrainte physique perçue,
- les points de pression ou les douleurs,
- la liberté de mouvement,
- l'ajustement et le réglage,
- le temps et l'effort nécessaires pour mettre et enlever l'équipement,
- la durée d'utilisation réelle,
- les raisons du retrait de l'équipement,
- la compatibilité avec les outils et les équipements de protection,
- la qualité du travail et les observations liées à la sécurité.
Les mesures biomécaniques complexes ne sont pas une obligation générale. De telles procédures nécessitent une planification et une analyse professionnelles.
Liste de contrôle pour l'essai d'exosquelette en entreprise
La liste de contrôle compacte suivante sert de base de travail. Elle ne remplace ni l'évaluation des risques, ni les indications du fabricant, ni une évaluation de médecine du travail.
Cette structure reprend les thèmes de l'information DGUV 208-062 et de la matrice de décision de la BG BAU, et doit être comprise ici comme un résumé condensé.

A. Préparation
- Le problème de contrainte concret est décrit.
- Les activités principales et secondaires sont recensées.
- La région du corps principalement sollicitée est identifiée.
- Des mesures techniques et organisationnelles ont été examinées.
- L'environnement de travail a été examiné, y compris
les voies de circulation, les machines et les influences environnementales. - Les outils, les vêtements de travail et les équipements de protection individuelle sont recensés.
- Les objectifs et les critères de décision ont été définis avant le début du test. Les responsabilités et les interlocuteurs sont clarifiés.
- L'évaluation des risques a été prise en compte pour le test.

B. Choix des produits
- La zone de soutien est adaptée au
mouvement cible. - Les plages de tailles et de réglages sont adaptées au groupe d'utilisateurs prévu.
- Le système est compatible avec les équipements de protection individuelle et les outils de travail.
- Les indications du fabricant et les limites d'utilisation sont connues.
- Le nettoyage, l'entretien et le stockage sont définis.
- Le système peut être retiré rapidement en cas d'urgence.
- Pour les systèmes actifs, la durée de fonctionnement, le temps de charge et la désactivation sécurisée sont pris en compte.

C. Sujets et instructions
- La participation et le rôle des personnes testées sont définis de manière transparente.
- Les personnes testées ont reçu des instructions de sécurité.
- Chaque système a été adapté individuellement.
- La mise et le retrait autonomes ont été exercés.
- Les personnes à contacter en cas de réclamation ou de questions techniques sont connues.
- Les retours peuvent être effectués de manière ouverte ou confidentielle.

D. Test pratique
- Le test a lieu, dans la mesure du possible, sur le poste de travail réel.
- Les activités principales et secondaires typiques sont incluses.
- Les conditions de travail par quarts et environnementales pertinentes sont prises en compte.
- Les anomalies, plaintes et interruptions sont documentées.
- Les raisons du non-port ou du retrait sont consignées.
- Les réglages et ajustements sont documentés de manière traçable.
- Les moments de test prévus sont respectés.

E. Évaluation
- La sécurité et les risques ont été évalués.
- Le soutien à l'activité visée a été évalué.
- La liberté de mouvement et l'utilisabilité ont été contrôlées.
- L'ajustement et le confort ont été enregistrés pour chaque personne testée.
- Les plaintes et les effets indésirables ont été documentés.
- La compatibilité avec les outils et les équipements de protection a été confirmée.
- L'acceptation et la volonté d'utilisation volontaire ont été interrogées. La qualité du travail et le déroulement ont été pris en compte.
- Le résultat a été comparé aux critères prédéfinis.
- La décision ainsi que les mesures en suspens ont été documentées.
Check-list générale ou spécifique à l'activité ?
La meilleure solution est une combinaison des deux.
Une liste de contrôle de base générale garantit que des thèmes centraux tels que la sécurité, l'évaluation des risques, l'instruction, l'ajustement, l'urgence, la maintenance et la documentation ne sont pas oubliés. Elle crée en outre des conditions comparables lorsque plusieurs systèmes sont testés.
Un complément spécifique à l'activité reflète quant à lui les exigences réelles du poste de travail. Il doit être dérivé de l'analyse des activités, de l'environnement de travail et des objectifs de test.
Pour un poste de travail impliquant un travail au-dessus de la tête, l'accent peut par exemple être mis sur la mobilité des bras, le guidage des outils et l'effet de soutien à différentes hauteurs de travail. En cas d'inclinaison du tronc vers l'avant ou de manutention de charges, d'autres phases de mouvement et activités annexes sont pertinentes. Dans les zones de travail étroites, des critères supplémentaires tels que les passages, les heurts ou les changements de mouvement doivent être pris en compte.
Que se passe-t-il après la phase de test ?
Après l'évaluation, il ne devrait pas y avoir de transition automatique vers l'acquisition. Il convient d'abord de clarifier si le système :
- est adapté sans modification,
- n'est adapté qu'à certaines activités,
- doit être testé à nouveau avec d'autres réglages,
- devrait être remplacé par un autre modèle,
- ou n'est pas adapté au poste de travail étudié.
En cas de résultat positif, il convient de documenter le domaine d'application, le groupe d'utilisateurs, l'instruction, l'ajustement, le stockage, le nettoyage et les responsabilités. Il faut en outre définir comment les expériences seront recueillies après la mise en œuvre.
L'essai ne se termine donc pas exclusivement par « acheter » ou « ne pas acheter ». Il fournit une base documentée pour une décision liée à l'activité.
Vous souhaitez tester des exosquelettes dans des conditions de travail réelles ?
Grâce à une analyse structurée des activités, à des modèles de test adaptés et à des critères d'évaluation clairs, vous pouvez déterminer de manière approfondie quel exosquelette convient à votre entreprise. Faites-vous accompagner dans le choix du produit, la préparation et le test pratique.
Testez des exosquelettes dès maintenant et trouvez le système adapté.
Conclusion : examiner d'abord, choisir ensuite.
Un bon test d'exosquelette ne se limite pas à répondre à la question de savoir quel modèle fait la meilleure première impression. Il démontre si un système est sûr, maniable et durablement adapté à la réalité du travail quotidien.
Pour cela, quatre bases sont nécessaires :
- une analyse précise des activités et des postes de travail,
- des objectifs de test définis au préalable,
- un test pratique suffisamment long avec les employés,
- une évaluation documentée basée sur des critères opérationnels.
Une liste de contrôle générale constitue le cadre. La décision finale nécessite cependant toujours des critères spécifiques à l'activité. C'est uniquement ainsi qu'un simple essai se transforme en une expérimentation opérationnelle fiable.
FAQ sur les tests d'exosquelettes
Combien de temps un exosquelette doit-il être testé en conditions réelles ?
La BG BAU indique une durée minimale indicative de deux semaines pour un essai pratique accompagné. Ce test doit par ailleurs être assez long pour refléter les activités et conditions habituelles. Aucune durée maximale universellement suffisante n'est définie dans les sources exploitées.
Est-il suffisant qu'un seul employé teste l'exosquelette ?
Un test unique peut démontrer une aptitude individuelle, mais ne rend pas compte de manière exhaustive des différences de morphologie, d'ajustement et de méthodes de travail. Il est impossible de définir une règle générale quant au nombre de personnes nécessaires, mais les futurs groupes d'utilisateurs doivent être représentés de manière adéquate.
Le test doit-il avoir lieu sur le lieu de travail réel ?
L'essai devrait idéalement être effectué directement au poste de travail concerné. Si cela n'est pas possible pour des raisons organisationnelles, la DGUV mentionne comme alternative un poste de travail simulé ou un parcours de test intégrant des processus de travail réalistes et des tests fonctionnels.
Quels sont les critères les plus importants ?
Les catégories centrales comprennent la sécurité, l'adéquation à la tâche, l'ajustement, le confort de port, la liberté de mouvement, l'aptitude à l'usage, la compatibilité avec les outils et les équipements de protection ainsi que l'acceptation. Les critères décisifs dans chaque cas doivent être dérivés du profil d'activité avant le test.
Quand un test doit-il être interrompu ?
Il n'existe pas de limites générales contraignantes d'interruption. Toutefois, les plaintes, les lésions cutanées, les restrictions liées à la sécurité ou les problèmes techniques doivent être immédiatement évalués par un spécialiste. La DGUV recommande un suivi de médecine du travail dès la phase d'essai, afin que les plaintes puissent être détectées précocement.
Un test est-il réussi si la productivité augmente ?
La productivité peut être documentée en tant qu'observation opérationnelle, mais elle ne doit pas constituer le critère de réussite unique ou central. La DGUV se prononce expressément contre la recherche d'une augmentation des performances au détriment de la sécurité et de la santé grâce à l'exosquelette.
Vous avez encore des questions sur un exosquelette ou vous souhaitez demander une phase de test ?
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